Vers la résonance

Une exploration de l'espace et du temps, par le son, le mouvement et la lumière.

Une hallucination scénique, musicale, onirique et philisophique

 

Distribution

Concert-spectcale pour 5 concertistes (4 musiciens et une danseuse)

Composition générale : Thierry Balasse
Composition de la musique originale : Thierry Balasse, Eric Lohrer, Cécile Maisonhaute et Julien Reboux
Composition de la chorégraphie : Anusha Emrith
Composition des éclairages : Bruno Faucher
Composition de la sonorisation : Vincent Donà
Texte : Extraits de « Un bruit de balançoire » de Christian Bobin

Distribution

Thierry Balasse : Electroacoustique, synthétiseurs, percussions
Anusha Emrith : Danse, voix parlée
Eric Lohrer : Guitare, guitare électrique, basse électrique
Cécile Maisonhaute : Piano, synthétiseur, voix chantée, voix parlée
Julien Reboux : Electroacoustique
Les spectateurs : l’instant présent

Régie générale et plateau : Mickaël Marchadier
Régie son façade : Vincent Donà
Régie lumière : Bruno Faucher

Production : compagnie Inouïe-Thierry Balasse.

Création aux Quinconces-L’Espal au Mans les 8 et 9 janvier 2021.

En coproduction avec: Les Quinconces-L’Espal scène nationale du Mans, La Maison de la Musique de Nanterre, Théâtre Durance scène conventionnée de Château-Arnoux-Saint Auban, MCB°-Maison de la culture de Bourges-scène nationale, le POC – Pôle culturel d’Alfortville, .

Avec l’accueil en résidence de création de Les Quinconces-L’Espal scène nationale du Mans, la Maison de la Musique de Nanterre, du Le POC-Pôle Culturel d’Alfortville, du Théâtre de Vanves.

Intentions

« La résonance, c’est la conscience profonde, existentielle. Prendre du recul pour voir ce qui fait écho en nous, ce qui nous relie au monde. » Hartmut Rosa

Le spectacle Vers la résonance met en scène une recherche sonore et musicale, un travail sur le mouvement associé à la lumière et l’onirisme des mots pour chercher à explorer la décélération, source de résonances.

Nous avons connu l’émergence des « fast-food ». On nous propose aujourd’hui, y compris dans les relations entre compagnies et théâtres, des « speed-meeting ». Le prochain système wifi sera mieux parce que plus rapide. Le TGV est nécessairement mieux puisqu’il va plus vite. Qu’importent les nuisances. Le « sans-contact » (choix de mots marquant pour cette technologie) de la carte bleue permet d’aller quelques dixièmes de seconde plus vite.

Avec cette accélération de la technique, des transformations sociales et des rythmes de vie, ce à quoi nous assistons est une totale désynchronisation entre nos besoins fondamentaux d’êtres humains, la réalité de la planète qui nous accueille, et nos choix politiques, nos choix écologiques, nos modes de vie, nos modes de communication.

 

« Si l’accélération constitue le problème central de notre temps, la résonance peut être la solution. »

Hartmut Rosa in Résonance, une sociologie de la relation au monde, 2018, éd. La découverte.

 

Le philosophe Hartmut Rosa avait étudié et dénoncé cela dès 2010 avec son essai « Accélération ». En 2018, il propose de répondre aux distorsions et à l’aliénation provoquées par l’accélération en utilisant le concept large de « Résonance ». Parce que l’objectif, c’est de se resynchroniser avec soi-même, les uns et les autres, et aussi avec la nature qui nous accueille. Se réaccorder. Retrouver la résonance.